Jim Fergus

Les Amazones (2019)

 

 Aux Etats Unis, de nos jours, une jeune femme, issue des rescapés du génocide perpétré sur les indiens au siècle dernier, retrouve dans les archives familiales d’anciens écrits, en recherche la provenance et entre en relation avec quelques descendants directs.

Cet ouvrage boucle la trilogie de l’auteur consacrée à l’invasion des américains en terre indienne et la privation de leur espace de vie au XIX° siècle. S’il n’a pas l’immense intérêt du premier tome, ce dernier n’est pas lassant, contrairement aux fréquentes suites couramment écrites après le succès d’un livre. Si le second n’avait pas l’allant du premier, par sa nouveauté et la vivacité du récit, le troisième en revanche reprend avec dynamisme les éléments du début après le passage des années bien sûr mais en rappelant au lecteur et très à propos le plus souvent, quelques éléments essentiels qui auraient pu s’évanouir dans le temps. Il en résulte un ouvrage intéressant et bien documenté sur un sujet dont on ne parle plus beaucoup, mais qui reste pourtant un fait historique à ne pas oublier.

 

Jean-Paul Dubois

 

 Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon  (2019)

 

Ce livre est magnifique. L’auteur expose une vie, en croise bien d’autres et s’en fait le reporter fidèle. Les qualificatifs dont je peux me servir ici, sont de l’ordre du tendre, de l’émouvant et du délicat. Le lecteur est fréquemment confronté à un vocabulaire de taulard mais n’y perçoit jamais d’agressivité. C’est un livre délicieusement attendrissant, qui s’attarde avec humanité, bonté et pureté sur toutes les indélicatesses de la vie. L’excellent auteur manie à la perfection ses incursions dans des mondes opposés, brasse avec beaucoup d’élégance des personnalités rustres parfois et apporte au lecteur la satisfaction d’un moment tout en délicatesse. 

Sylvain Tesson

                                       La panthère des neiges (2019)

 

A l’instar de Jean d’Ormesson, mais avec une modestie bien supérieure à mon sens, Sylvain Tesson donne à son lecteur le sentiment d’une inculture phénoménale !! Ce sont d’infinis voyages qu’il nous offre par le biais d’une remarquable plume et le lecteur emporté par la poésie des mots se retrouve à voyager par procuration, pensant avoir tout découvert du monde abordé… Il n’en est rien bien sûr et chaque page est une approche nouvelle qui figure la découverte de mondes arides rendus magiques, d’animaux sauvages devenus merveilleux et d’un savoir voir, respirer, humer… sur le ton d’une lecture banale, d’un texte facile ou d’une réflexion profonde négligemment posée sur la page. Le lecteur ne referme pas un tel ouvrage sans garder au fond des yeux cet éclair bouleversant qui donne toute sa grandeur à la littérature.