Amélie Nothomb

 

 

 L’auteur, depuis toujours si prolifique, signe là un beau témoignage de l’amour qu’elle a porté à son père. L’ouvrage présenté ici, est à mon sens, l’un des plus réussis d’Amélie Nothomb. Elle évoque la vie de son père en lui donnant la place de l’écrivain, sans perdre son humour propre, sa simplicité et la légèreté de son écriture. Les jeunes années sont un régal de lecture grâce à l’expression imagée, réaliste, convaincante et spirituelle ; les tableaux dépeints sont exprimés avec réalisme et l’intérêt du texte écrit réside souvent dans le visuel de la situation décrite. Je comprends le prix Renaudot qu’elle a reçu 

Catherine Clément

Pour l’amour de l’Inde  (1993)  

 

 Il s’agit là, d’un très bel hommage rendu à un pays dont on ne parle pas souvent et que nous ne connaissons pas toujours. L’ouvrage est agréable à lire grâce à une écriture simple et sans affectation. Le lecteur se plonge ici dans l’historique de l’indépendance de l’Inde qui hisse ses couleurs le 15 août 1947 et voit le départ de la gouvernance anglaise en même temps que la naissance du Pakistan. La force de l’ouvrage, tient à ce qu’il reste malgré tout un roman, relatant aussi la naissance inattendue d’un amour fulgurant entre Nehru et Lady Mountbatten, roman jamais ennuyeux ou trop long, mais bien au contraire tout en plaisir et en découverte.

 

 

Olivier Norek

 

  Un policier de profession veut donner un aperçu très proche de la réalité sur le ghetto de Calais… Il en résulte un excellent livre, présenté comme un bon polar avec enquêtes et coupables sur le sujet aussi délicat que désastreux de la vie des émigrés à Calais. Pour les habitants de cette « jungle », le seul espoir est celui de passer en Angleterre mais les autorités s’y refusent. La conséquence reste les habitudes de vie que prennent ces réfugiés, dans la souffrance et la misère mais consenties et apprivoisées. En face, la police… souvent dépassée, humaine ou émue, mais sous les ordres de ses supérieurs.